Billets d'Opéra à Venise

Gran Teatro La Fenice


Platea B, € 275
Platea A, € 250
Palco laterale-parapetto Ordine 1, € 187



Peter Grimes, Opéra de B. Britten

Peter Grimes, Opéra de B. Britten

Quand la vie imite l’art et vice-versa, il en ressort souvent de magnifiques moments déchirants. C’est définitivement le cas pour Peter Grimes de Benjamin Britten, un opéra dramatique dont l’action se déroule dans le lugubre village de pêcheurs fictif appelé tout simplement « the Borough » (« le Bourg » en français). Créé à l’origine le 7 juin 1945 au Sadler’s Wells de Londres, il est le premier succès d’opéra de Britten. Sa renommée continue de s’étendre jusqu’à ce jour, et le Gran Teatro La Fenice de Venise met en scène une reprise fidèle qui met en évidence l’atmosphère contagieuse de l’œuvre et ses thèmes obsédants de l’oppression, du doute et de la culpabilité. Les crimes et les jugements littéraux et métaphoriques au cœur de Peter Grimes traitent de conflits universels et de défauts humains qui rendent la représentation d’autant plus captivante.

Britten a puisé son inspiration dans le poème narratif Peter Grimes de George Crabbe. Ce texte était une part importante du recueil du poète rassemblant des histoires du Borough, une ville côtière inventée à l’est de l’Angleterre, très similaire au véritable village de pêcheurs d’Alderburgh, que Crabbe et Britten connaissaient bien. L’adaptation du poème en livret a été confiée à Montagu Slater, qui a repris l’ambiance unique du texte source et son réalisme cru de la vie d’une petite ville de la côte. Britten y a ajouté une partition expressive aux interludes puissants, aux chœurs énergiques et aux arias et duos émotionnels.

Peter Grimes est un pêcheur rempli de bonnes intentions, mais malchanceux. La scène d’ouverture de l’opéra le retrouve soupçonné du meurtre de son apprenti en mer. Même la certitude du coroner sur le caractère accidentel de ce décès ne peut convaincre les habitants de l’innocence de Peter. Malgré leurs regards accusateurs, le pêcheur réaffirme sa volonté de reprendre un nouvel apprenti, de pêcher une quantité énorme de poissons, de gagner de l’argent et du respect et de demander enfin la main de l’élue de son cœur, la douce Ellen. Hélas, les habitants du Borough continuent de semer le doute et d’attiser l’animosité de Peter Grimes, qui commence bientôt à perdre son bon sens et sa maîtrise de soi. Alimenté par les propres expériences douloureuses de doute et d’exclusion sociale qu’a connues Benjamin Britten, l’opéra se précipite vers un dénouement saisissant et tragique que les spectateurs de La Fenice apprécieront.




image Gran Teatro La Fenice / Fondazione Teatro La Fenice, Michele Crosera